SPACE INVADER IN TOKYO JAPAN - 2013 UPDATE

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Biographie et réalisations

Invader a fait ses études à l'école des Beaux-Arts de Rouen.

Artiste secret, il apparaît le visage pixélisé ou caché par un masque, ou de dos, il est connu, depuis la toute fin des années 1990, pour s'être immiscé peu à peu dans les interstices de l'espace urbain ou péri-urbain de mégalopoles comme Los Angeles ou Hong Kong, de capitales comme Paris ou Berne, mais aussi de villes plus modestes comme Grenoble en décembre 1999 ou Avignon en juin 2000 en posant de petites mosaïques inspirées de jeux vidéo des années 1970-1980, dont en particulier Space Invaders, à des endroits la plupart du temps peu accessibles.

La pose de ces figures, mi-vaisseaux, mi-visages, effectuée le plus souvent sans accord formel préalable avec le propriétaire de l'espace concerné, constitue ce qu'il appelle l'« invasion ».

Démarche

Depuis 1982, Invader sème ses mosaïques dans les villes du monde entier, incognito, car l’artiste français ne souhaite pas se faire démasquer.

Les mosaïques de cet artiste représentent des personnages d’un célèbre jeu vidéo édité par Taito en 1978, Space Invaders qui devint en 1980 un des premiers jeux à très grand succès sur la console Atari 2600. Du fait de la technologie élémentaire de l’époque, ils sont très pixellisés et donc reproductibles en mosaïque : chaque pixel est ainsi assigné à un carreau. Invader a prolongé, avec le « rubikcubisme » cette démarche d'échantillonnage coloré en reproduisant des motifs uniquement grâce aux six couleurs disponible sur un rubick's cube. L'œuvre se présentant alors comme une collection ordonnée de dizaine de cubes accolés pour former un « tableau » de largeur et de hauteur variable mais de l'épaisseur constante du jouet créé par Ernő Rubik.

Matériau difficilement altérable, la mosaïque résiste très bien aux ravages du temps, même si quelques œuvres ont été dégradées, voire vandalisées. Ces Space Invaders sont cimentés sur les murs de la ville dans toutes sortes d'endroits. Tous sont indexés, photographiés et situés sur des cartes par leur auteur. Certaines œuvres, les plus achevées, ont été produites en plusieurs milliers d’exemplaires à l’aide de sponsors locaux, et distribuées gratuitement dans les villes touchées. Aujourd’hui certaines sont disponibles, à la vente cette fois, sur le site officiel.

La démarche de l’artiste est multiple : la contamination de l’espace visuel et public, la rencontre entre le pixel et la mosaïque, et la transposition d'un jeu vidéo dans la réalité.

L’artiste déclare ne pas être issu du mouvement graffiti car il l'a découvert seulement après avoir commencé sa démarche. Invader considère sa démarche comme proche du hacker, en ce sens qu’il propage illégalement un virus au cœur du système via un gigantesque réseau de space invaders.

Méthode

L'invasion s'est faite en plusieurs étapes avec quelques années d'intervalle : le premier Space Invader a été posé au milieu des années 1990 dans une ruelle parisienne près de la Bastille. Ce premier Space Invader existe toujours mais maintenant recouvert d'une couche d'enduit. Pour l'artiste, il est devenu un Space Invader palimpseste fossilisé, pris dans les sédiments de la ville6. Pour reprendre les mots du poseur, il s’agissait d’un « éclaireur », d’une « sentinelle », car il est resté seul quelques années. Ce n'est qu'en 1998 qu'Invader a « actionné le programme », qu'il a réellement commencé « l'invasion », la « prolifération ».

Aucune de ses mosaïques n’est posée au hasard, les lieux sont choisis selon divers critères qui peuvent être esthétiques, stratégiques ou conceptuels. L'artiste fait toujours un plan d'invasion avant de procéder à l'invasion. Des copies sont disponibles et en vente sur son site officiel. La fréquentation est un des critères : l’artiste avoue avoir un penchant pour les sites où les gens affluent, mais aussi pour des recoins plus cachés. Le cas de Montpellier est particulier : les envahisseurs ont été placés de manière à faire apparaitre un grand Space invader lorsqu’on les place sur le plan de la ville.

Les modèles sont préfabriqués et l’artiste voyage avec. Lorsqu’il débarque dans une ville, il se procure d’abord un plan pour planifier son invasion. Dès lors, il lui faut au minimum une semaine pour la quadriller de fond en comble, dans une totale clandestinité. C’est aussi pour cette raison qu’Invader préfère rester anonyme.

Chaque Space invader est alors indexé dans une base de données : date, position, nombre de points attribués, deux photographies (un gros plan et une vue dans son environnement). L’artiste considère d’ailleurs ces photos aussi bien comme une œuvre qu’un document. Si Invader juge son invasion satisfaisante, alors un second plan est dessiné puis imprimé à l’aide d’un partenaire local.

Un soin particulier y est apporté car chacun d’eux synthétise tout le processus. Chaque plan possède sa propre esthétique, son propre style, et raconte sa propre histoire.

L’endroit le plus insolite jamais investi est du point de vue de l’artiste les lettres « Hollywood » de la colline du même nom5. Le premier a été collé sur la lettre « D » le 31 décembre 1999 « pour y poser le bug de l’an 2000 »[réf. nécessaire]. L'artiste a ensuite envahi les autres lettres au cours de ses différents voyages à Los Angeles. L'emplacement est d’autant plus intéressant qu’il est interdit d’accès.

Depuis les débuts de l'artiste, les supports et les sujets se sont diversifiés. Si la mosaïque et les Space invaders sont toujours respectivement son support et son thème de prédilection, des stickers et des personnages d'autres jeux vidéo comme ceux de la série Super Mario sont apparus dans les rues de Paris.

En 1998, Invader s'est également attaqué au musée du Louvre qu'il a « envahi » en posant dix Space invaders, les 134ème à 143ème Space Invaders. Les mosaïques ont depuis disparu.

Le 28 octobre 2000 à la Foire internationale d'art contemporain à Paris, Invader accroche une de ses créations sous forme de sticker sur la veste de Jacques Chirac.
En janvier 2004, le 536ème Space Invaders débarque au Quai des Orfèvres à Paris.
En 2008, le 587ème Space Invaders est collé sur la façade du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou.
En décembre 2010, le 763ème Space Invaders atterri au bord de l'autoroute A3.
Le 7 juin 2011, le millième Space Invaders est posé à Paris12 lors de l'exposition intitulée « 1000 » sur la façade de la Générale.

Engouement

Avec le temps et l'avancement de l'invasion, le phénomène s’est fait une réputation, notamment grâce à Internet.

Invader a aussi eu l'occasion d'adapter son travail urbain à la galerie puisqu'il a exposé dans des galeries et musées prestigieux aux quatre coins du monde. Dès 2000 il expose ainsi à la galerie Almine Rech, en 2001 à la 6e Biennale d’art contemporain de Lyon, en 2002 à la mama gallery à Rotterdam, en 2003 en Australie à Perth, ville qu’il envahit à l’occasion, en 2003 à la Galerie Magda Danysz à Paris, en 2004 au Borusan Center for Culture and Arts d’Istanbul et chez Subliminal Projects à Los Angeles.

Il réalise des « tableaux-pixel » de PacMan et de Pong, beaucoup plus complexes que les mosaïques posées dans les rues. En septembre 2004, à Los Angeles, Melrose Street, il réalise son plus gros Space Invader d'une dimension de 6 x 4 mètres, à base de pixels de un mètre carré adaptés à l'échelle américaine.

Depuis 2005, il a fondé le mouvement « RubikCubiste » où il utilise des Rubik's Cubes pour donner du volume aux Space invaders. Il en a fait la présentation lors de la Rubik Space, à la Galerie Patricia Dorfmann à Paris14, ainsi qu'à la Lazarides Gallery à Londres, célèbre dans le monde de l'art urbain, en 2007. Icône des années 1980, son format carré et son aspect pixelisé et très proche de son œuvre. Son travail se divertit en trois axes : les « Bad Men », une série de portraits où il réinterprète la figure des méchants (Ben Laden); les « Masterpieces » où il décline des chefs-d’œuvre de la peinture (Delacroix, Warhol, Seurat, Lichentenstein...); les « Low Fidelity » où il reprend les pochettes d'anciens 33-tours mythiques (Bob Marley, Barbara, Prince...).

En 2010, au Miami Art Basel, il présente la « Speed Ball Machine » une sculpture qui lance des balles rebondissantes.

En juin 2011, il a réalisé, conjointement avec la Galerie Le Feuvre, une exposition intitulée « 1000 » dans le grand bâtiment industriel de La Générale à Paris pour fêter son millième Space Invader dans la capitale française. En surprise, il y propose des gaufres en forme de Space Invader.

De nombreuses pages Internet sont consacrées aux Space invaders, en particulier sur les sites de partage de photos, qui présentent l'avantage d'offrir la possibilité de géotaguer les photos. À la manière d'Invader, des fans ont fabriqué et posé des mosaïques, y compris dans des villes dans lesquelles l'artiste n'est jamais allé.

Des Space Invaders apparaissent dans plusieurs films et séries : Futurama (Bender), Californication (générique), L.A. Confidential, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Le Petit Nicolas.

Villes concernées

Dans un ouvrage paru en 2010, Invader évalue qu'il a posé entre 2 000 et 3 000 mosaïques. Il affirme qu'il a posé un minimum de dix mosaïques dans 38 villes15. En juin 2011, il reconnaît qu'au moins 77 villes auraient été touchées avec 2 692 Space Inveaders, 19 cartes d'invasion éditées, 6 tours du monde, 22 nuits passées au poste de police et plus de 1,5 million de carreaux de mosaïques cimentées, formant un vaste réseau à l'échelle planétaire6. 82 villes sont envahies en décembre 2011.

Sont présentés dans ces listes les villes référencées par l'artiste, de Londres à Los Angeles, en passant par Tokyo, New York, Bangkok et Paris, la ville où il a le plus sévi.

FROM WIKIPEDIA

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